Soral l'épicier de l'empire Soral (2 articles)

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15 novembre 2013 - article11.info

soral appel aux dons

Alain Soral, petit idéologue et grand épicier

Il fait beaucoup parler de lui ces temps-ci. Mais si les idées et le parcours d’Alain Soral ont été largement disséqués, il n’en va pas de même de sa façon de mener ses affaires. Le fondateur et président d’Égalité et Réconciliation est pourtant à la tête de Culture pour Tous, entreprise lucrative chapeautant quatre sites de vente en ligne. Derrière la politique : l’épicerie.

Esquisse d’une méthodologie

Il y a au moins trois façons de traiter du cas Soral. La première est historique autant que politique – elle impose de se pencher sur ses écrits ou déclarations, et de les étudier au prisme de l’histoire de l’extrême-droite et de celle des idées politiques. En somme, rationaliser le corpus des interventions du leader d’Égalité et Réconciliation (E&R). Avec pour objectif d’en dégager la substantifique moelle et de comprendre ce que celle-ci dit de l’époque. Un travail indispensable1 pour mieux cerner le positionnement idéologique de ce personnage complotiste, antisémite, révisionniste et nationaliste. Et pour saisir toute la singularité de cette ultra-droite qui déteste tellement les Juifs qu’elle se contraint – effort violent – à draguer les Musulmans.


Mais cette méthode porte en elle-même son propre risque, celui de fournir au provocateur ce qu’il attend, de l’exposition et de la légitimité politique. Et de donner à la microscopique association E&R (quelques dizaines de militants) une importance disproportionnée.

Il existe une deuxième façon de procéder : se plonger dans les vidéos que met très régulièrement en ligne Alain Soral et analyser sa stratégie de communication. La forme plutôt que le fond, donc. Pas si anecdotique : depuis deux ans, ces enregistrements connaissent un succès certain sur le net 2. Auréolé de l’audace de l’infréquentable qui se revendique comme tel, Soral peut se vanter d’une belle audience, fruit de ses perpétuelles provocations et injures. C’est la religion du buzz appliquée à l’extrême-droite. « Il a su se saisir des possibilités offertes par Internet et les nouveaux réseaux sociaux, constate l’un des auteurs de La galaxie Dieudonné 3, Michel Briganti. C’est d’ailleurs le cas pour une bonne part de l’extrême-droite, beaucoup plus à l’aise que la gauche avec la communication sur le net. Elle a su systématiser son rapport à celle-ci, elle l’a même théorisé. »

Dans ces vidéos (parfois fleuves), Alain Soral, face caméra et filmé à domicile, rebondit sur l’actualité immédiate. Le scénario est immuable : il digresse beaucoup ; multiplie les rodomontades et les apartés « tiroirs » ; enchaîne allusions expéditives, raccourcis mensongers et assertions infondées 4 ; avant – apothéose – de monter dans les tours, comme enflammé par sa propre voix, étourdi par sa dialectique erratique. Le spectateur en ressort avec l’étrange impression d’avoir assisté à une séance d’onanisme public destinée à flatter un égo démesuré.

Il arrive que l’égo déborde. Littéralement : « Moi, E&R, c’est trois à quatre heures de travail par jour. Produire ce que je suis en train de produire là, y compris les risques, c’est des milliers d’heures de lecture, c’est un cerveau qui représente en terme de valeur ajoutée beaucoup, beaucoup d’argent, c’est des années et des années de lecture, d’analyse, de combat, de prises de risques, etc... Tout ça, ça vaut cher. Mais évidemment, nous ne sommes pas dans le monde du commerce, donc nous n’avons pas l’obscénité de vous dire combien ça vaut, combien ça vaut normalement de consommer une vidéo de Soral comme la mienne [...] en terme de valeur pédagogique. » (5) Ah bon, nous ne sommes pas dans le « monde du commerce » ? Vraiment ? Et si c’était l’inverse ?

La marque Alain Soral

La voici, la troisième méthode. Creuser le rapport d’Alain Soral au commerce. Montrer que son engagement et son positionnement servent des intérêts financiers bien compris : les siens. Qu’il en tire largement profit, via un merchandising diversifié, opportuniste et dissimulé. Et que ce business s’articule autour d’E&R, structure n’affichant d’autre but que la permanente promotion de son président. L’évolution de l’objet social de l’association l’indique clairement : de « la promotion de l’idée de nation » (statuts déposés en préfecture en mai 2007), on est passé à « la promotion des idées de l’essayiste Alain Soral sur la gauche des valeurs et la droite du travail » (modifications des statuts d’avril 2010).

Il ne s’agit plus de s’intéresser à ce que le personnage donne à voir dans ses textes et vidéos, mais de plonger sous le capot. En savourant d’emblée un apparent paradoxe. D’un côté, Soral se répand partout, multiplie les vidéos où il dit tout ce qui lui passe par la tête, sans retenue ni pudeur. De l’autre, il fait preuve d’une timidité de violette quand il s’agit d’évoquer son portefeuille, maintenant un voile opaque sur la façon dont il le remplit. Mieux : le personnage brouille les pistes volontairement, se retranchant derrière E&R afin de dissimuler la position qu’il occupe dans certains sites de vente en ligne. Si le fait de se trouver accusé d’antisémitisme à longueur d’articles ne semble pas le gêner outre-mesure, qu’on mette en lumière ce qu’il essaye de cacher – son petit commerce – lui plaira peut-être moins. Après tout, l’activité d’épicier en ligne ne cadre pas tellement avec la posture d’« ennemi du système » qu’il se forge à longueur d’interventions. Non plus qu’avec la charte d’E&R, qui fustige « l’idéologie du monde marchand » et « la consommation compulsive ».

L’argent, donc. « C’est exactement de cela qu’il faut parler ! Le seul moyen de le toucher au cœur serait de montrer que ce type se sert de la politique, souligne Jean-Yves Camus, chercheur et spécialiste de l’extrême-droite. Lui accorder du crédit idéologique et démonter ses prétendues idées n’apporte rien ; à force d’être ainsi pris au sérieux, il s’est forgé un statut d’icône. » Une position d’autant plus profitable qu’Alain Soral est comme une balle (très) rebondissante : à chaque nouvelle polémique, il s’envole un peu plus haut. La « publicité » supplémentaire lui permet d’assoir sa stature de « résistant » tout en faisant connaître ses produits. Sous le paravent de la politique et de la « dissidence » s’épanouit ainsi une enseigne commerciale.


Rouge qui tache & survivalisme

Un temps, le site d’E&R a hébergé sa propre boutique en ligne : l’association y vendait quelques ouvrages et produits dérivés. Et puis, la boutique a fermé. À la place, désormais, cette mention : « La boutique d’E&R n’est plus active pour une durée encore indéterminée. Nous vous invitons à effectuer vos achats dans les boutiques suivantes. » Suivent deux liens, le premier vers un site nommé Au Bon Sens, le second vers un autre s’appelant Kontre Kulture.

Au Bon Sens et Kontre Kulture sont également mis en avant sur la page d’accueil, sous l’intitulé « Sites partenaires » et en compagnie de deux autres échoppes numériques : Sanguisterrae et Instinct de Survie. Ces sites de vente en ligne sont en outre régulièrement vantés dans des billets publiés sur le site d’E&R, au motif qu’ils s’inscriraient dans « la logique de dissidence » prônée par Alain Soral et qu’ils permettraient d’aider des militants « à organiser leur survie ». Enfin, chaque article mis en ligne sur le site de l’association est suivi de conseils de lecture, renvoyant à des livres vendus par le site Kontre Kulture. Une exposition privilégiée qui vaut son pesant de cacahuètes numériques : E&R draine un trafic conséquent. Il figure ainsi au 270e rang du classement Alexa des sites français les plus visités6. À tel point que le maître des lieux en attrape des vertiges, évoquant très abusivement une valorisation de « plus de deux millions d’euros »7.

À chaque échoppe, son créneau. La première, Sanguisterrae, s’adresse aux amateurs (plutôt aisés) de vins – la caisse de six bouteilles de Gevrey Chambertin 2007 s’y monnaye 180 €. Mais les petites bourses peuvent aussi se reporter sur la promotion du moment : pour 80 €, douze bouteilles de Beaujolais arborant une étiquette revendiquant la « quenelle viticole », en référence à ce geste du bras dont Dieudonné est l’instigateur. La cuvée, promet le site d’E&R, « ravira tous les aficionados des désormais fameuses ’’quenelles’’, signe de ralliement des derniers hommes libres ». Dit autrement : du gros rouge qui tache.8

Instinct de survie vend pour sa part des produits survivalistes9, surfant sur une mode en pleine expansion à l’extrême-droite. Ambition affichée : « Renouer avec des connaissances basiques que des décennies de consommation effrénée et de modernité nous ont fait oublier : dormir en pleine nature, allumer un feu, s’adapter à la fatigue, résister aux intempéries… le tout grâce à des gestes et à un équipement appropriés. » Ambition masquée : parier sur le développement de ce survivalisme à l’américaine qui convertit en espèces sonnantes et trébuchantes les peurs et fantasmes des ravis de l’apocalypse. Tout se vend, tout se monnaye. S’il n’en coûte que 2,50 € pour un « kit de couture », le « sac d’évacuation » est facturé 467 €. Le site propose aussi des formations, par exemple un stage de deux jours « pour découvrir l’autonomie sur un écodomaine » (240 €) ou une journée d’initiation à la mécanique intitulée « Familiarisation avec l’environnement sous le capot » (100 €).

Pour mieux écouler sa marchandise, le site s’est assuré le concours d’un « spécialiste », Piero San Giorgio (de son vrai nom, Piero Falotti). Ce millionnaire suisse est l’auteur d’un ouvrage très lu dans les milieux survivalistes et d’extrême-droite, Survivre à l’effondrement économique : paru en 2011, le livre atteignait déjà les 20 000 ventes un an plus tard. Un vrai succès, sur lequel Instinct de Survie essaye de capitaliser. Une partie des produits mis en vente sont ainsi présentés en vidéo par un San Giorgio qui se la joue « Pierre Bellemarre du survivalisme ».

Graines bio & pamphlets antisémites

Vient ensuite Au Bon Sens, qui revendique la vente de « produits sains et enracinés » - compléments alimentaires, repas complets, serviettes hygiéniques en coton biologique, graines à germer, dentifrice bio ou encore ustensiles de cuisine. Un peu de tout, en fait, avec un vernis de protection de l’environnement et de circuits courts. Pour « enracinement » marketing, la mise en avant d’un corps de ferme située à Anduze, dans le Gard. « Les jeunes gens qui ont monté la structure d’Au Bon Sens sont des cadres locaux de longue date d’E&R, qui ont décidé de vivre un retour à la campagne, familial, et effectivement de ne pas seulement faire des commentaires internet, […] comme souvent les internautes de la résistance au mondialisme », s’enflamme Alain Soral10. Et l’un des jeunes en question, John, d’insister sur les vertus du made in France : « On fait travailler des couturières bretonnes, un agriculteur de chez nous pour la spiruline, les savonniers marseillais... Pour tous les produits où c’est possible, […] ce sont les Français qui les fabriquent. […] Nous, on est totalement indépendant. On se tient loin du système boursier, de la spéculation, des intermédiaires et tout ça. »11 Et tout ça, oui...

Pour finir ce tour d’horizon, Kontre Kulture. Ce dernier site est le navire amiral de la flotte commerciale soralienne, à la fois le plus connu et celui qui permet à Soral d’entretenir son image d’ « intellectuel dissident ». L’homme y fait commerce de livres. Ceux qu’il a écrits. Et ceux qu’il publie – en partie, des rééditions d’ouvrages dont les droits sont tombés dans le domaine public (c’est le cas d’au moins 15 des 47 ouvrages figurant au catalogue12). Pour thème majoritaire : les Juifs. Mais pas seulement. Le catalogue comprend aussi des ouvrages de David Thoreau, Karl Marx ou de l’anarchiste Bernard Lazare. « La stratégie marketing est claire : il s’agit de publier plein de livres pour que ça fasse effet de masse, explique un éditeur ami. Mais les tirages de la plupart de ces bouquins doivent être limités : je ne le vois pas faire un stock de 2 000 exemplaires de Si le coup de force est possible, de Maurras... Pour la majorité des titres, il doit s’agir de fabrication numérique en petite série, avec des bénéfices assez limités à cause des importants coûts d’impression. »

Exception : tous les ouvrages du grand chef, vendus sur le site sans être siglés Kontre Kulture. Eux sont publiés aux éditions Blanche, anciennement portées sur l’érotisme et menant aujourd’hui une politique éditoriale très foutraque13. Avec en vedette Comprendre l’Empire, livre publié en 2011 et qui s’est depuis vendu à 45 700 exemplaires14. Un succès massif, synonyme de droits d’auteurs très conséquents. À raison d’un prix de vente de 15 € et en tablant a priori sur un pourcentage de 10 % pour l’auteur15, Comprendre l’Empire aurait déjà rapporté un peu plus de 68 000 € à Alain Soral.

Une seule SARL : Culture pour Tous

Quatre sites, donc. Mais une seule maison-mère : la société à responsabilité limitée (SARL) Culture pour Tous. Sanguisterrae, Kontre Kulture, Instinct de Survie et Au Bon Sens affichent ainsi un numéro de Siret identique, celui de Culture pour Tous. Ils demandent aussi d’inscrire cette SARL comme bénéficiaire des paiements par chèques. Et ils donnent comme lieu d’expédition des commandes une même adresse, dans le 93. Il s’agit de la zone d’activités de La Conche, en périphérie de Saint-Denis. Dans ces anciens hangars, un promoteur privé a aménagé des dizaines d’espaces de 150 et 75 mètres carrés, qu’il propose à la location. Sans se montrer inutilement regardant : « Du moment que tu payes, tu peux faire du trafic de drogue, j’en ai rien à foutre », rigole le gardien. Autant dire que les livres sulfureux de Kontre Kulture ou les produits « enracinés » d’Au Bon Sens y ont toute leur place. Tout comme l’association E&R, qui y a aussi installé son siège social.

Au cœur du sujet, cette question : à qui appartient Culture pour Tous ? À première vue, Alain Soral n’en est pas partie prenante. Une rapide recherche livre en effet le nom du gérant, un certain Julien Limes, militant à E&R, et un objet social : « La vente à distance, notamment par l’Internet, de tous types de produits, ainsi que l’édition ou la réédition de contenus culturels sur supports variés. » C’est tout ? Pas tout à fait. Il faut insister un brin et se procurer les statuts de Culture pour Tous, déposés en mars 2011 au greffe du tribunal de commerce de Bobigny. Surprise : un deuxième nom apparaît. Celui d’ « Alain Bonnet, écrivain, demeurant à Bayonne ». Alain Bonnet de Soral est justement le vrai nom d’Alain Soral, qui habite effectivement les Pyrénées Atlantiques16. En vertu des statuts, il possède 80 % des parts de Culture pour Tous17. Soit autant de droits sur le résultat net : « Chaque part sociale confère à son propriétaire […] un droit égal dans les bénéfices réalisés », précisent les statuts.
Les bénéfices en question ne sont pas totalement anodins. En 2012, Culture pour Tous a déclaré un chiffre d’affaires de 640 400 €, pour un résultat net de 64 300 €18 - les parts d’Alain Soral lui auraient ainsi rapporté 51 440 €. Les affaires tournent. Histoire de les bétonner, Soral a d’ailleurs déposé deux marques à l’Institut national de la propriété intellectuelle. Kontre Kulture, en février 2012. Et Instinct de Survie, en janvier 2013.19

 

« Ils nous traitent de commerçants... »

Alain Soral n’est pas le premier, à l’extrême-droite, à mélanger affaires et politique. Au contraire : « Capitaliser sur une expérience militante est très classique dans ce milieu, explique Michel Briganti. L’exemple parfait en est Frédéric Chatillon, ancien activiste d’ultra-droite désormais proche de Marine Le Pen : il est devenu l’un des principaux prestataires de service du FN. » Châtillon fut aussi un proche d’Alain Soral et d’E&R – sa trajectoire et son sens des affaires ont pu inspirer l’actionnaire principal de Culture pour Tous. « Mais cela vaut aussi pour Serge Ayoub, alias Batskin, ou Dieudonné, poursuit Michel Briganti. En fait, tous les petits groupes d’extrême-droite animés par de fortes personnalités font du business, d’une manière ou d’une autre. » Et Jean-Yves Camus de compléter : « Tous ces gens ont un rapport totalement décomplexé à l’argent. Et ils n’aiment rien tant que se lover dans les interstices de ce système qu’ils dénoncent pour faire des affaires. »

Pourtant, Soral n’hésite jamais à s’affirmer soldat désintéressé, révolutionnaire nationaliste authentique. Voire davantage : « Le message du Christ est explicite, c’est un révolutionnaire, il est venu pour chasser les marchands du temple, […] pour lutter contre ce détournement de la religion de Dieu en religion mammonique. Et aujourd’hui, s’il était présent sur terre [...], il serait assis ici, à côté de moi ! »20 Rien de moins. Le Christ, pourtant, ne devrait guère goûter les petits mensonges et grossières manipulations de celui qui – justement – s’impose comme marchand du temple d’E&R. Un cas pratique ? Prenons la sortie en DVD chez Kontre Kulture du film que Soral a réalisé en 2001, Confession d’un dragueur. À cette occasion, il n’hésite pas à lancer, face caméra : « Je rappelle quand même que tout ce que nous faisons, notamment si vous regardez le site E&R, c’est du bénévolat, c’est gratuit. Il n’y a pas de publicité directe. »21 Une affirmation très culottée. De un, les ventes de l’objet en question devraient au contraire lui rapporter doublement : une première fois avec les droits d’auteur, et une seconde à titre d’actionnaire très majoritaire de Culture pour Tous, l’entreprise qui vend le DVD. Et de deux, le site d’E&R, dont Alain Soral est aussi le directeur de publication, a assuré une promotion tous azimuts du DVD. Pour preuve : une première bande-annonce est mise en ligne dans un billet promotionnel le 26 mai 2013, suivie de deux brèves publiées les 13 et 22 juin ; une nouvelle bande-annonce est proposée le 25 juin, puis une ancienne vidéo d’Alain Soral évoquant le film est mise en ligne le 18 août ; enfin, le 27 août, le site d’E&R republie une critique originellement parue dans la revue d’extrême-droite Éléments. De la publicité ? Disons plutôt : du matraquage.

Et gare à celles et ceux qui moqueraient les pratiques très contestables du président de l’association. La sanction est immédiate : l’excommunication. « Et donc, les petits cons qui font des commentaires en disant, ’’vous faites du commerce et de la pub’’, […] ne se sont jamais posés la question qu’ils consomment de la dissidence en mettant leurs petits commentaires de merdeux sans jamais se poser la question de savoir comment vivent ces vingt personnes qui font vivre ce site jour et nuit, qui sont tous des bénévoles, et que j’ai donc demandé moi, j’ai fait la liste des commentaires les plus mesquins et les plus stupides et je les ai fait bannir d’E&R, c’est-à-dire qu’ils n’auront plus accès à E&R. Parce que finalement c’était gratuit et comme ils nous traitent de commerçants, ils vont être punis par où ils ont pêché. »22 Vlan !



1 Pour illustration, l’excellent article publié par Évelyne Pieiller dans le numéro d’octobre 2013 du Monde diplomatique, « Alain Soral tisse sa toile – Les embrouilles idéologiques de l’extrême-droite ». À lire ICI.

2 L’article du Monde diplomatique parle de « quinze millions de vues pour trois cent quatre-vint-deux vidéos ».

3 La galaxie Dieudonné – Pour en finir avec les impostures, ouvrage signé Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier aux éditions Syllepse (2011). Par ailleurs, un entretien avec Jean-Paul Gautier a été publié dans le n° 6 d’Article11 (octobre-novembre 2011) : « Faire tomber les masques de Dieudonné ».

4 Pour illustration du procédé, entre mille autres, cet extrait de son « analyse » du Mariage pour tous : « Pour que les satanistes de notre oligarchie puissent nous dominer intégralement, il faut qu’ils détruisent tout, c’est-à-dire le peuple et la civilisation. Et la légalisation du mariage homosexuel est une destruction d’une des structures de base de la civilisation, qui est la famille hétérosexuelle monogame. C’est clair et net, tout le monde le sait, tout le monde l’a compris. » (« Alain Soral analyse le mariage homosexuel », vidéo mise en ligne sur Youtube le 2 novembre 2012.)

5 « Aux critiques d’Égalité et Réconciliation », vidéo mise en ligne sur Youtube le 27 mars 2012.

6 À titre de comparaison, celui de Télérama se trouve au 255e rang et celui de La Tribune au 257e.

7 « Aux critiques d’Égalité et Réconciliation », vidéo op. cit.

8 Il existe un autre Sanguis Terrae (en deux mots, cette fois), SARL créée en septembre 2006 et dont la majeure partie des parts sont détenues, selon les actes disponibles au greffe du tribunal de commerce, par Charles-Alban Schepens, un ancien cadre du FN désormais très proche d’E&R. Ce Sanguis Terrae-ci, dont le siège social est basé à Beaunes, fait dans la commerce de vin, en détail et en gros (Charles-Alban Schepens possède aussi un restaurant dans le Ve arrondissement de Paris, Au Doux Raisin, très fréquenté par les militants d’E&R). Il est évident que ce sont les bouteilles de Sanguis Terrae qui alimentent le site de vente en ligne Sanguisterrae. Pour autant, ce dernier renvoie pour maison-mère à une autre structure, Culture pour Tous, évoquée plus loin dans cet article.

9 Persuadés que s’annonce un effondrement général (qu’il soit économique, climatique ou – pour les militants d’extrême-droite - causé par un afflux migratoire), les survivalistes ambitionnent de s’y préparer en stockant vivres et armes, en développant leur autonomie énergétique et alimentaire, et en peaufinant leurs techniques de survie.

10 « Aux critiques d’Égalité et Réconciliation », vidéo op. cit.

11 « Présentation d’Au Bon Sens », vidéo mise en ligne le 23 mars 2012 sur Youtube.

12 Citons pour l’exemple les rééditions du pamphlet antisémite La France juive, de Drumont, et de Les Juifs, roi de l’époque : histoire de la féodalité financière, de Toussenel.

13 Le livre de conversation entre Éric Naulleau et Alain Soral, Dialogues désaccordés, paru début novembre, y côtoie ainsi Le Guide du couple gay... Nul doute que l’auteur de ce dernier aura goûté « l’analyse » de l’homosexualité développée par Soral à destination de Naulleau : « Je suis étonné que tu ne comprennes pas mon lien entre homosexualité et pédophilie. » Et encore : « Ainsi, le baiseur compulsif a tendance à devenir pédé avec l’âge (au fur et à mesure qu’il a de plus en plus de mal à bander, à cause de l’âge et de l’habitude, il a tendance à se coller des trucs dans le cul et à s’orienter de plus en plus vers le plaisir anal : d’abord un doigt de femme, pour finir par une bite d’immigré !) » (Extraits cités dans « Vertige en Naulleau trouble », article publié dans l’édition du 23 octobre 2013 du Canard enchaîné.)

14 Selon GFK, chiffres datant d’août 2013.

15 Cette estimation du pourcentage que devrait percevoir Soral a été réalisée par l’ami éditeur cité juste avant.

16 Sur le parcours de Soral, se reporter à « Alain Soral ? Un poseur, un imposteur », article publié sur le site La Horde le 9 juillet 2013.

17 Les 20 % restant appartiennent à Julien Limes.

18 L’année 2011 est volontairement laissée de côté : l’entreprise a vu le jour en mars et les comptes se clôturaient en septembre. Difficile d’établir des comparaisons, donc. Signalons toutefois que Culture pour Tous a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 89 900 € pour un résultat net de 18 800 €.

19 Signalons aussi l’existence d’une dernière structure, Indesur. Cette SARL (dont les statuts ont été déposés au tribunal de commerce le 7 juin 2013) affiche comme objet social la « vente de produits manufacturés et de prestation de services en lien avec les activités de plein air ». Difficile d’en savoir plus, l’entreprise n’ayant pas encore d’activité traçable. Ses parts sont propriété de Culture pour Tous (51 %), d’un étudiant nommé Amaru Lozano Ocampo (19,5 %), d’un employé de la Ville de Paris, Jean-Marie Sebillet (19,5 %), et du survivaliste Piero Falotti (10 %).

20 « Alain Soral cite Jésus Christ », vidéo mise en ligne le 14 mars 2013 sur Youtube.

21 « Alain Soral présente son film ’’Confession d’un dragueur’’ », vidéo mise en ligne sur Youtube le 29 mai 2013.

22 « Aux critiques d’Égalité et Réconciliation », vidéo op. cit.

 


La consommation de dissidence nuit-elle à la résistance ?

un article - gratuit - de T. O. 24/07/2014. Paris.

SoralLe monde est devenu une immense Palestine où règne la barbarie esclavagiste d'une mafia sioniste. Il est du devoir de chacun de la détruire en prenant les armes, de lutter contre le détournement des institutions et des médias, l'escroquerie financière, le désastre économique, humanitaire et planétaire.

19 Juillet 2014, alors que les palestiniens sont massacrés par l'armée israélienne, Alain Soral le pape de la dissidence virtuelle française, impose le paiement de ses vidéos. Ce qui déclenche une vague de mécontentements jamais vue sur son site Égalité et Réconciliation. Plus de 800 commentaires sont publiés en quelques heures. Les critiques portent sur des problèmes techniques immédiats mais aussi sur des questions éthiques plus dérangeantes.
Le lundi suivant, dans une tentative maladroite d'étouffer le débat, tous les commentaires sont supprimés et un communiqué paternaliste est publié. Rien n'est dit sur le fond ni sur Soral. Les grincheux peuvent aller se faire enyoutuber ailleurs. ER employa les mêmes méthodes que ses ennemis : la diversion, l'accusation et la censure. On ne pouvait pas descendre plus bas.

Après les escroqueries financières publiques et privées, les gaspillages et la faillite économique, les français doivent encore supporter un faux activisme. C'est ce qu'ils ont réalisé devant l'arrogance d'un Soral qui, au plus fort de son impuissance, leur demande de payer pour qu'il leur explique les épreuves qu'ils sont en train de subir !


La dissidence française, un marché de dupes

Alain Soral, a cessé ses causeries bimestrielles gratuites sur canapé pour se lancer dans Alain Soral Répond, une formule mensuelle payante. Pourtant, il sait qu'il ne fera que se répéter et divaguer sur des sujets périphériques, comme avec cette vidéo de juillet. Dans son association il est le seul est unique chef, il débat sans contradicteur ni coéquipier. Personne ne sait très bien ce qui se passe à ER. On peut adhérer pour 30 euros et on devient dissident. Il n'y a aucune action collective publique et aucune intention de renverser le gouvernement. ER est un site d'infos hétéroclites et de promotions de livres, des associés et amis de Soral.
Informer fait parti de la démarche d'opposition mais s'il n'y a aucune rébellion prévue, cela devient une exploitation de la misère humaine. Alain Soral n'est pas le libérateur que la France espère. La dissidence française copie ses adversaires : des promesses, des accusations, la pleurniche, le pouvoir et l'argent. L'objectif étant passé de la révolution à la consommation, toute idée de soulèvement est blâmée et rejetée. La lutte pour la liberté d'expression et l'égalité chère à Soral et Dieudo, ayant été conçue et approuvée par cet ultra libéralisme satanique, ils jouissent d'une relative impunité.

En 2011, Soral sort son livre Comprendre L'Empire, où il explique la domination sioniste sur le monde. Au même moment, Jacques Attali annonce à la télé que la finance va diriger le monde par le chaos qu'elle a créé. Pas besoin de chercher un agenda secret ni un Soral pour l'expliquer.
Pourquoi l'activisme français est-il dirigé vers une voie de garage humoristique, livresque et maintenant musicale. En 2014 est créé le label musical Bras D'Honneur, un nouveau média avec un logo viril qui révèle toujours plus d'impuissance, de stratégie marketing et moins de lutte. Soral est prudent, malgré son indignation il n'appelle pas à la révolte ni au boycott. Il ne serait pas capable de diriger un soulèvement armé, il a peur des coups et de la prison, dit-il. Il n'est qu'un provocateur télé qui captive son public par un art bien rodé de la persuasion. Il joue de l’ethos (sa figure), du logos (sa parole) et du pathos (son émotion).

Soral a un avis sur tout et a toujours raison. Il n'est ni moral ni religieux. Il se dit trans-courant, certains disent antisocial. Il fréquente tous les milieux et invente des histoires, d'où la méfiance justifiée des français à son égard. Il s'est bâti un passé de petit-fils de résistant, de prolétaire de banlieue, noble déclassé, cinéaste, polémiste, bourgeois libertin, écrivain maudit et descendant de juifs *. C'est un profil d'aventurier, d'acteur. Est-il employé par les services secrets ? Il est en rapport avec des agents des renseignements "qui lui font des révélations". Ils connaissent ses affaires de moeurs, de drogue et de vols passés. Soral a dû passer un accord avec les autorités pour transformer la révolte qui gronde en scoutisme stérile, récupérer les gens en colère et les neutraliser pour leur bien. Mais ce bien ils en sont dépossédés (par l'oligarchie américano-talmudo- sionisme) c'est pourquoi ils veulent chasser leurs ennemis pour le retrouver.

Les jeunes ont cru en cet élan combattant du boxeur sociologue Soral, qui leur faisait miroiter un changement de pouvoir à la Hugo Chavez. Il leur vantait la lutte des combattants libyens, syriens, des militants italiens et grecs. Après cette vidéo payante ils se rendent compte que Soral n'a fait qu’accompagner le déploiement de "la dictature sioniste" et qu'ils ont été endormi par ses promesses d’insurrection. Pendant ces années cruciales, les sionistes ont pu prendre le contrôle du pays. ER va maintenant faire de l’infomédiation, de l’open source et de la coop bio. Soral finira de payer ses procès. Il viendra parler 1 fois par mois pour relancer la machine.
L'internet était la dernière frontière à contrôler par les mafieux sionistes en termes politiques et économiques. Soral a su créer ce tampon, il ne doit pas aller plus loin.


* Alain Bonnet dit Soral a la double nationalité Franco-Suisse. Il aurait des grands-parents juifs, suisses de Genève qui étaient dans le vêtement et la fourrure et qui s'appelaient Solal, avant de changer de nom en 1943. Ce que sa soeur Agnès Soral a démenti.

Extrait de la vidéo de Soral du 19 juillet 2014 :

19/07/14, Soral termine sa vidéo et demande " Je peux faire une dernière remarque ? On va tenter quelque chose : Cette vidéo était en direct, réservée aux membres d'Egalité et Réconciliation et on va la mettre en vente dans quelques jours au prix de 2 euros. C'est pour voir si les gens qui consomment du Soral et de l'Egalité et Réconciliation gratuitement depuis des années, ont la conscience morale et politique de participer un peu à un travail et à une prise de risque qui me coûte très cher. On fera payer 2 euros pour la diffusion de cette vidéo pour voir si les gens sont prêts à participer. Il n'y a pas d'autre moyen sauf quand on est militant et là c'est gratuit, participer au combat qu'on mène, puisqu'ils prétendent l' accompagner autrement que comme consommateurs mais comme participants réels. Et pour cela ça veut dire, à un moment donné, pour accéder à cette vidéo, cotiser pour un montant de 2 euros qui est le prix d'un café, je crois. 
Et çà sera pour nous un test, de voir combien de gens regardent les vidéos quand c'est gratuit et combien de gens sont capables de mettre 2 euros pour regarder cette vidéo. Et admettent que les risques que je prends, que le travail que cela représente, que l 'équipe qu'il y a autour, notamment la gratuité du site Egalité et Réconciliation, mérite que l'on mette un peu la main à la poche. Et ça sera une note d'espoir ou pas. Parce que si les gens ne sont que des purs consommateurs qui me regardent faire mon numéro mais qui ne veulent absolument pas participer aux risques, de mettre un peu de pognon dès qu'on leur demande, çà sera mauvais signe. Cette première mise en ligne payante va nous permettre d'évaluer cette proportion de réels soutiens et de consommateurs, finalement peut-être plus éclairés que d'autres, mais qui ne dépasseront jamais le stade de consommateurs. Des gens qui regardent des gladiateurs dans l’arène et qui font çà (il lève et baisse le pouce).
C'est pour çà que çà sera payant, on l'assume totalement. Ce qui m’intéresse c'est de voir combien de gens accepterons de payer. Ce sera un bon baromètre des soutiens réels que l'on a dans notre combat. Comme çà on pourra mesurer nos forces réelles. C'est important. On ne confond pas les spectateurs gratuits qui s'amusent à bouffer du Soral quand çà les amusent et à commenter de façon frivole, et ceux qui sont vraiment derrière nous. On va pouvoir les compter par cette mise en ligne payante, qui pour l'instant est réservée aux militants. C'est çà la logique. Les militants militent, c'est gratuit. Les autres consomment et prétendent nous accompagner et nous soutenir et bien qu'ils mettent une petite pièce de 2 euros. Voilà, je finirais là-dessus. "

Alain Soral voulait du concret et du réel, il a été servi. Les internautes lui ont renvoyé sa logique à la figure. Voici donc un choix de critiques adressées au site E&R les 19 et 20 juillet 2014. Alain Soral admet que les hommes politiques reçoivent des critiques et sont traités comme ils traitent les autres. S'il veut subsister, qu'il analyse celles émises par son public.

 

 

« Soral, tu peux te les garder, tes vidéos à deux balles ! »

 

 

« E&R, les EgaRés de la république, anesthésiés par le consommasionisme verbal. »

 

 

 

 

 

« A.Soral. 2011-2014. Artiste punk nébuleux qui créa le concept de dissirente, un marché de niche basé sur la commercialisation du nationalisme frustré des français déprimés. Il obtint beaucoup de succès auprès des jeunes attirés par son idéalisme et ses provocations verbales. Il vécu heureux en franchisant dans toute la France. »

 

 

 

 

 

« Le gars se prend pour Vercingétorix, Napoléon et De Gaulle, mais il ne veut pas mourir au combat. Il se résigne à aboyer, prostré sur sa chaise. Vas comprendre ! »

 

 

 

 

 

« Alain Soral : " A un moment donné, il faut arrêter d'avoir la culture de la loose." OK, prenons les armes, occupons-nous de ces salauds. Allô Alain, pourquoi tu tousses? »

 

 

 

 

 

« En provoquant trop les français vous avez créé de l'énervement et de la frustration. On agite pas le peuple pour ensuite refuser de mener le combat. Au minimum vous êtes un inconscient, au pire un lâche. »

 

 

 

 

 

« Papy Soral ressemble à Jean-claude Van Damme. Ce n'est ni un combattant, ni un champion de kung-fu. C'est juste un vieil acteur abîmé qui fait rêver son auditoire. »

 

 

 

 

 

« Un appel de fonds pour profiter de fonds à la pelle. Soral fait pression sur un public jeune et perturbé, avec une ruse pour écoliers : " t'es pas cap' d'être un dur ". »

 

 

 

 

 

« Je me permets de répondre puisque vous E&R, insistez sur le sujet et la modicité de l'achat. Je suis à moitié étonnée de votre réaction qui voudrait que l'on se taise devant Gandhi prêchant au peuple. Gandhi est allé au devant des coups, Soral les évite. Cessons de nous voiler la face et appelons deux euros de l'argent et non "une somme symbolique". »

 

 

 

 

 

« Le mieux aurait été de proposer un projet. Mais là, vous demandez de l'argent sans justification précise et vous invitez les français à être contents et à la fermer. Oups. »

 

 

 

 

 

« Pour ER c'est capter ou capituler. ER est éternellement liée à un marketing racoleur. »

 

 

 

 

 

« Ca sert à quoi de se faire passer pour le boxeur vengeur si on reste assis au salon ? »

 

 

 

 

 

« Monsieur Soral n'a pas évolué et reste dans une posture dépassée de débatteur télévisuel. Il déplore une idolâtrie qu'il a pourtant solidement bâtie. Ce n'est pas l'argent qui manque, c'est l’honnêteté, le courage et le réalisme. »

 

 

 

 

 

« Soral has been. Il fût, enfin ! un peu plus de concret chez ER et moins de chevalier Bavard, piquant ses crises de vieux dandy bourgeois névrosé (56 ans, moto Guzzi et maison secondaire). Français, ouvrez les yeux ! »

 

 

 

 

 

« Les révolutions ne se sont jamais faites en parlant, assis sur un canapé, fut-il rouge. Il y a peu vous avez dit comprendre le droit légitime de l'état d'israel à se défendre. Effet de manche, grand écart, salto arrière, vous êtes un clown de cirque M. Soral. »







« Qu'il y a-t-il de plus ringard et de plus pitoyable qu'un quinqua sur le retour se croyant génial et qui essaye de s'enrichir en vendant son intelligence sur internet ? Au secours ! »







« La fin de la gratuité montre dans quoi la jeune E&R va se cantonner : l'information et sa mise en vente. Cela redimensionne les ambitions d'une association et de son fondateur. Malgré son image savamment entretenue de bad boy, Soral dit qu'il n'est " qu'un intellectuel, un boxeur craintif qui n'aime pas prendre des coups ". Il ne mènera jamais le combat de front. Il veut durer. Il s'enrichira, continuera de payer des procès en faisant appel aux dons. Et de temps à autre il se fera casser la gueule, sans panache, dans des restaurants parisiens. »







« Il a hanté les plateaux télé (qu'il traite aujourd'hui de bordel à putes) pendant 20 ans, 20 durant lesquels il a un peu brillé grâce à des connaissances acquises en autodidacte durant sa jeunesse studieuse. Cette supériorité intellectuelle sur des présentateurs décervelés lui a sans doute fait croire qu'il serait bientôt l'empereur des médias. Hélas, il était naïf, et quelques mauvaises plaisanteries anti-juives (et Dieu sait que les juifs sont chatouilleux sur ce point) l'ont projeté en-dehors des médias dominants. Depuis, il est rentré en "résistance". Ça a été d'abord le ralliement au multi-millionnaire Le Pen, censé représenter "le peuple" (on ne rit pas). Puis c'est à la cause "anti-sioniste", qui a le mérite de s'attaquer à ses quelques anciens collègues juifs qui ne lui avaient pas tendu la main quand il a cru se noyer loin des projecteurs. Ensuite, il a expliqué dans un bouquin très bien vendu à des troupeaux d'attardés politiques que tout ça c'est de la faute des franc-macs et des judéo-protestants. Il passe à la TV russe, à la BBC, est invité par tous les médias d'extrême-droite, mais il trouve "quand même" qu'on le censure. Il s'enregistre racontant librement pendant des heures que tout le monde était antisémite avant 1945 tout en accusant Valls de le bâillonner. Misère du narcissisme paranoïde. L'idéologie politique de Soral ? Elle ne dépasse pas le stade du fascisme (je parle du fascisme historique, pas du "fascisme" qui fait hurler les antifas) le plus sommaire. Cette idéologie repose sur l'idée manichéenne selon laquelle le capitalisme industriel sain, enraciné, goy, s'oppose au capitalisme spéculatif malsain, cosmopolite, sioniste. Il s'agit là d'une incompréhension profonde des fondamentaux du capitalisme, qui n'a jamais consisté à fabriquer d'harmonie sociale mais uniquement et strictement à produire de la valeur, quel qu'en soit le moyen. Ce moyen c'était l'industrie lourde avant 1975, ça a été la spéculation après. Soral, sa copine Le Pen et son copain Philippot (et l'idiot utile Todd) veulent revenir à l'industrie lourde, c'est là tout leur "combat". Une belle brochette de charlatans. »







« Je me souviens avoir visionné, il y a qq mois, une des innombrables vidéos postées par ce monsieur au crâne luisant: confortablement installé dans son sempiternel canapé (accessoire apparemment indispensable à l'élaboration de sa pensée), il y étalait pendant de (trop) longues minutes le dégoût que lui inspirait le fait de voir concourir des handicapés lors des Jeux Paralympiques. Ainsi, le pauvre Alain, dont le talent et les goûts esthétiques sont indiscutables (il a quand même écrit dans "Entrevue", merde), dont la sensibilité à fleur de peau est désormais légendaire, s'est vu imposer le spectacle horrifiant de paraplégiques, d'aveugles, d'amputés pratiquant des activités sportives à haut niveau. Ca, ça ne lui a pas plu, à Alain, qui a vu dans cette manifestation orchestrée par l'association des juifs maçons garçons coiffeurs (...) la marque de la toute puissance israëlo-américaine et la cause de ses insuccès passés (et éventuellement à venir). Si vous parvenez à remettre la main sur cette vidéo et que vous avez un petit moment, jetez vous dessus: ça vaut largement "Masciste dans les mines du roi Salomon" (avec Kirk Morris, qui succéda à Reg Park dans le rôle de Masciste). »

La voici !